Dresseuse d'Ours

Oubli, nostalgie et autres états-d'âmes

Non, je n'avais pas disparu. Non, je n'avais pas cessé d'écrire sur ce blog. Non, je ne lâche pas l'affaire au bout de si peu. J'étais juste partie en vacances forcées car Jean-Mouloud a fait un peu des siennes et résultat, j'ai passé une douzaine de jours à la clinique. Mais c'est fou et triste de constater que déjà, je ne recois pas de commentaires sur mon blog (sans doute trop jeune ou trop peu intéressant, j'en sais rien, vais pas me mettre à râler au bout de à peine 10 articles). J'en reviens à nos moutons, oui, c'est consternant de s'apercevoir à quel point un blog peutfinir dans l'oubli si soudainement si on ne vient l'alimenter tout les jours. Mots ephémères sur la toile, qui au final porte bien son nom car au final son contenu est aussi fragile et ephémère qu'une toile d'araignée...

Enfin j'ai eu douze jours pour méditer et me reposer et le retour à laréalité est un peu dur. Les hormones lâchent, les larmes coulent sans raison, normalement ca devrait pourtant avoir lieu après l'accouchement. Mais qui a dit que j'étais une fille normale?
J'ai néanmoins pu faire l'expérience de découvrir qu'elles étaient les personnes qui tenaient à moi, les amis "du moment", ceux qui s'inquiètent actuellement de mon état et qui font tout pour retrouver une eprsonne si celle-ci disparait soudainement. Et vu qu'il faut bien occuper ces moments entre deux siestes et deux repas à la clinique, j'ai lu un livre dont j'aimerais vous faire partager un passage qui m'a marqué car il résume entièrement la situation, triste constat d'une triste réalité, ou tout simplement fatalité. J'en aime toutefois la justesse des mots, je n'aurais pas trouvé mieux...

La mémoire est un ciment solide. Si solide et durable que la nostalgie survit parfois longtemps à l'amitié. Elle peut même s'y substituer et nous tromper. Combien de fois nous sommes-nous apercus trop tard que rien ne nous attachait désormais à tel ou telle, sinon le souvenir d'une époque épanouie? Quand cette idée frappe, douloureuse, le temps paraît faire un bond et nous nous découvrons subitement face à un étranger que les hardes de sentiments défunts ont cessé de déguiser. Celà, plus que les ans, fait que l'on vieillit. L'âge est le catalogue de nos désenchantements intimes.

Les Enchantements d'Ambremer - Pierre Pevel

 

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

Cet article ne peut être commenté.